Syndrome prémenstruel : des solutions existent.

syndrome prémenstruel
Il y a toujours quelque chose de travers ? Votre humeur est variable ? Vous perdez le contrôle ? Non non vous n’êtes pas « hors norme », vous êtes une femme. Arrêtez de vous en vouloir et observez vos cycles…

Plus de 75% de femmes qui ont des règles souffrent de syndrome prémenstruel (SPM)

Les symptômes apparaissent à intervalles réguliers entre 7 et 14 jours avant le début des règles (soit plus de 50% du temps pour certaines…) et disparaissent à l’arrivée des règles (ou un peu après). Si le SPM n’est pas résolu, il peut dégrader la qualité de vie d’une femme pendant plus de vingt ans.

Quels sont les symptômes ?

Le SPM regroupent une multitudes de symptômes différents. Toutes les femmes ne ressentent pas les mêmes troubles, ni avec la même intensité. Ces derniers sont tellement communs que certaines femmes les ignorent.

Symptômes physiques

  • douleurs aux seins,
  • ballonnements ,
  • constipation,
  • œdèmes aux extrémités,
  • rétention d’eau,
  • prise de poids, j
  • ambes lourdes,
  • maux de tête…

Symptômes psychologiques

  •  mauvaise humeur,
  • anxiété,
  • agressivité,
  • angoisse,
  • dépression,
  • fatigue,
  • difficulté de concentration,
  • compulsions pour le sucre…

Le SPM peut également intensifier les symptômes de problèmes de santé déjà présents (migraines, douleurs articulaires, colopathie…).

Le SPM n’est pas normal, c’est un déséquilibre qui peut/doit être réglé. Être une femme ne justifie pas le fait de devoir souffrir chaque mois. La nature est bien faite, chaque douleur ou désagrément est là pour nous faire prendre conscience d’un déséquilibre dans notre hygiène de vie. Il est vrai que nous sommes souvent mises à l’épreuve (puberté, SPM, grossesse, ménopause…). Ces grandes étapes de la vie doivent être accueillies et respectées. Pour cela, nous devons comprendre leur intérêt et faire preuve d’une grande adaptabilité. Être à l’écoute de son corps et apprendre à se connaître sont les premières étapes.

Quelles sont les causes du Syndrome prémenstruel ?

Causes non clairement identifiées

Les causes du SPM ne sont pas encore clairement identifiées, mais il s’agirait d’une interaction de plusieurs facteurs, avec une partie génétiquement déterminée. Le déséquilibre entre les hormones sexuelles progestérone et œstrogène a souvent été considéré comme l’unique cause. Un excès d’œstrogène par rapport à la progestérone est très fréquent lors du SPM.

Il faut surveiller sa production, son équilibre et surtout son élimination par le foie.

Hypothèse des scientifiques

Aujourd’hui les scientifiques émettent l’hypothèse d’une réponse anormale du système nerveux central face aux variations hormonales.

Trouble du métabolisme des neurotransmetteurs

Le SPM peut être lié à un trouble du métabolisme des neurotransmetteurs.  les femmes souffrant de SPM ont des niveaux de sérotonine très bas pendant la deuxième moitié du cycle.

Déséquilibre des prostaglandines

On observe également un déséquilibre des prostaglandines (à cause d’une mauvaise conversion des acides gras). L’équilibre PGE1/PGE2 permet normalement la synthèse ovarienne de progestérone.

S’il y a moins de PGE1 que de PGE2, le taux de progestérone chute et les œstrogènes prédominent. De plus, les PGE2 en excès entrainent une inflammation, et les récepteurs hormonaux deviennent plus sensibles.

En pratique, tous ces dérèglements peuvent être dus à :

  • une déficience nutritionnelle,
  • un stress,
  • une dépression,
  • un problème de thyroïde,
  • un foie abîmé,
  • un traitement médicamenteux

Les facteurs alimentaires

Certains facteurs alimentaires sont connus pour exacerber le SPM.

Déficit en nutriments

Les femmes souffrant de SPM ont souvent un déficit en nutriments: magnésium, calcium, vitamines B et E et acide linoléique (oméga-6). Une alimentation riches en sucre, acides gras saturés et alcaloïdes augmente la fréquence et l’intensité du SPM.

Comment limiter les déficits en nutriments ? 
 Changer d’hygiène de vie
  1. Limitez donc le sucre raffiné ainsi que les féculents, les produits laitiers, la viande rouge, la caféine et l’alcool.
  2. bougez et respirez ! Limitez la sédentarité et le stress:
  3. Privilégiez une alimentation de type méditerranéenne :
  •  abondance de fruits & légumes (surtout les crucifères: brocoli, chou, chou fleur)
  • attention particulière pour les oméga 3 anti-inflammatoires: huile végétale (colza, lin, chanvre, cameline), graines de lin, chia ou chanvre et poissons gras
  • protéines de qualité: œufs, volailles et poisson
  • peu de sel mais beaucoup d’épices et herbes aromatiques
  • de l’eau ! L’objectif est de réguler la fluctuation hormonale.
La prise d’hormones chimiques est-elle une des solutions ?

Une « solution » fréquemment proposée par les médecins ou gynécologues est la pilule.

Une prise quotidienne d’hormones chimiques permettrait au corps de fonctionner différemment, et de prendre le dessus sur le cycle naturel. Or ce surplus d’hormones va rapidement surcharger le foie qui gère normalement la production d’hormones naturelles.. On résout le problème en apparence, mais on risque d’en créer d’autres.. Comme toujours, mieux vaut prendre le problème à sa source et identifier la véritable cause. Ne doutez pas du pouvoir de l’alimentation et de la gestion du stress.

Si cela ne suffit pas, il faudra envisager de détoxiquer le foie, utiliser certaines plantes pour réguler la production hormonale (achillée millefeuille, gattilier, sauge…) ou pour calmer le système nerveux (GABA, 5-HTP), prendre de l’huile d’onagre et de bourrache pour équilibrer les prostaglandines…

Il faut trouver VOTRE solution, car nous avons toutes nos particularités et une histoire différente. Enfin, vous pourrez également vous orienter vers d’autres techniques comme l’acupuncture ou l’hypnose… Prendre conscience de son SPM est déjà un grand pas vers l’avant. Cela permet une meilleure tolérance, de votre part et de celle de votre entourage. La propose des méthodes naturelles pour vivre cette période plus facilement…